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> Les métiers du Centre Historique Minier

Chaque jour, c’est une équipe d’une centaine de personnes qui travaille au bon fonctionnement du Centre Historique Minier.
Pour mettre à l’honneur ces métiers parfois exercés dans l’ombre, nous avons demandé aux membres du personnel de se prêter au jeu des questions-réponses.
Ils vous dévoilent ainsi leur parcours, leurs missions au sein du musée et à travers leur regard, vous pourrez redécouvrir certains objets ou certains lieux avec un œil neuf…

Laurène – Responsable des ressources humaines

Après un master de droit obtenu en 2008 à la faculté de Douai, Laurène débute sa carrière comme juriste pour une mutuelle étudiante à Paris, puis travaille dans un cabinet d’avoués où elle rédige notamment les conclusions pour les avocats et effectue les plaidoiries. Elle rejoint ensuite une entreprise de transport où elle occupe le poste de juriste sociale pendant cinq ans, avant d’arriver au Centre Historique Minier en 2017.
En tant que Responsable des ressources humaines, Laurène s’occupe de la gestion du personnel : elle participe aux recrutements, établit les contrats de travail, vérifie les fiches de paie et étudie les solutions de financement relatives à l’embauche de salariés. Elle est amenée à travailler en collaboration avec différents intervenants : les représentants du personnel, des avocats, divers organismes tels que mutuelle, Caisse Primaire d’Assurance Maladie, Pôle Emploi ou encore les OPCA*…
Dans le cadre de ses missions, Laurène veille également à l’information des salariés via les affichages obligatoires et des réunions d’information qu’elle met en place auprès des salariés et de la direction. Si son rôle est de faire respecter le code du travail et la convention collective, elle considère qu’être Responsable des ressources humaines c’est surtout être à l’écoute des salariés pour leur apporter des réponses à leurs questions professionnelles et parfois aussi personnelles.

Son lieu préféré : l’intérieur minier qui reconstitue le séjour d’une maison de mineur car il ressemble à celui de ses grands-parents.
L’objet fétiche de Laurène : la gaillette car elle symbolise la mine mais aussi parce que son fils aime beaucoup cet objet.

*OPCA = Organisme Paritaire Collecteur Agréé : il collecte et redistribue les obligations financières versées par les entreprises au titre de la formation professionnelle.


Virginie – Directrice des archives
Après des études en histoire et archivistiques, et un passage dans différents établissements à Mulhouse et au Havre, Virginie rejoint l’équipe du Centre Historique Minier en 2000, où elle est aujourd’hui Directrice des archives.
Chaque jour, Virginie et son équipe assurent principalement deux missions principales : conserver et valoriser les archives publiques et privées dont dispose le Centre Historique Minier. Elles sont composées des archives nationales des HBNPC, des dons de particuliers ainsi que d’acquisitions effectuées par le Centre Historique Minier depuis sa création.
La conservation consiste à inventorier puis à classifier les archives avant de mettre en place des systèmes de recherche pour qu’elles puissent être consultées par des chercheurs, des universitaires (étudiants et professeurs) spécialisés dans de nombreux domaines tels que l’histoire, la sociologie, les sciences, l’urbanisme… mais aussi par des particuliers effectuant des recherches sur leur famille ou des professionnels (journalistes, architectes, paysagistes, réalisateurs…), français et étrangers.
La valorisation des archives du Centre Historique Minier s’appuie tout d’abord sur l’équipe de médiation culturelle présente au quotidien pour faire le lien entre les visiteurs et les archives. La conception et la réalisation d’expositions temporaires (en moyenne deux chaque année) est également très importante dans le processus de valorisation : les archives sont consultées lors de la phase de recherche et d’élaboration du contenu des expositions et les plus belles pièces sont présentées au public. Des colloques et des ouvrages (historiques, sociologiques ou scientifiques) sont également régulièrement proposés par le Centre. Le Centre est ainsi le premier utilisateur de ses archives.

Son lieu préféré : la passerelle du personnel, pour le point de vue qu’elle offre sur le site et pour son côté symbolique : les mineurs y passaient avant et après leur poste de travail.
L’objet fétiche de Virginie : la valise située dans l’exposition permanente La vie dans la cité minière. Elle lui rappelle ses origines polonaises et notamment l’immigration de son grand-père venu travailler dans les mines du Nord-Pas de Calais.

Emmanuelle – chargée des collections
Arrivée il y a quelques mois au sein de l’équipe du Centre Historique Minier, Emmanuelle est chargée de la gestion des collections du musée. Après des études d’histoire de l’art, de muséographie et muséologie suivies à l’Ecole du Louvre à Paris, elle a travaillé au sein d’établissements comme le MUCEM à Marseille, le Fonds Municipal d’Art Contemporain de la Ville de Paris ou encore le Musée Carnavalet.
Au quotidien, Emmanuelle accomplit deux missions principales :
– la première consiste à établir le récolement des objets de collection du Centre. Elle doit localiser, comptabiliser, vérifier l’état de conservation, nettoyer, photographier et identifier tous les objets se trouvant dans les réserves, dans les salles d’exposition et dans les galeries du musée.
– sa seconde mission concerne la gestion des dons. Le Centre Historique Minier est régulièrement sollicité par des passionnés de la mine ou des descendants de mineurs qui souhaitent donner des objets et des documents en rapport avec la mine. En collaboration avec la Directrice-conservatrice, Emmanuelle procède à une sélection des objets en fonction de leur état, vérifie si le Centre en possède déjà un exemplaire ou non et se renseigne sur l’histoire et l’origine de l’objet (nom du propriétaire, lien avec l’activité minière…). Les objets retenus sont ensuite proposés à la commission d’acquisition des Musées de France qui détermine s’ils peuvent ou non rejoindre les collections portant l’appellation Musée de France. Les objets non retenus sont parfois conservés pour être utilisés dans le cadre d’ateliers pédagogiques ou de visites accessoirisées comme c’est le cas pour Explora’mine.
Pour faire un don : téléchargez la fiche de proposition de don ou envoyez un mail à Emmanuelle à collections@chm-lewarde.com

Son lieu préféré : le bureau du comptable, qui permet aux visiteurs de découvrir un aspect très important de la vie quotidienne du mineur : la paye de la quinzaine.
L’objet fétiche d’Emmanuelle : les bannières d’harmonies. Elles font référence aux fanfares et harmonies, un loisir très prisé des mineurs.

Patricia – chargée de la gestion des visites et de la billetterie
Patricia rejoint le Centre Historique Minier en 1996. Depuis 21 ans, elle est l’une des premières interlocutrices des visiteurs qui arrivent au musée chaque jour, que ce soit en tant que groupe d’adultes ou de scolaires, ou en tant qu’individuels, français comme étrangers…
Après leur avoir présenté les différentes formules de visite et délivré les billets, elle les oriente et les informe sur ce qu’ils vont trouver au sein du musée, des visites aux services, tels la boutique, le café et le restaurant Le Briquet. Parfois on la questionne sur la région : Patricia prodigue alors aux touristes quelques conseils, en français, en anglais voire même en néerlandais !
Au cours de sa carrière au Centre, Patricia a gravi les échelons. Elle est aujourd’hui responsable de la billetterie, véritable point névralgique d’où sont gérés tous les départs de visite, ainsi que de la formation des nouveaux agents d’accueil et des plannings de son équipe pour la semaine.

Son lieu préféré : la salle des pendus, à la fois lieu emblématique et très surprenant pour les visiteurs qui la découvrent.
L’objet fétiche de Patricia : la lampe à flamme, un objet indispensable aux mineurs.

Michel – ancien mineur :
Ancien mineur, Michel débute sa carrière en tant que galibot en 1966, à l’âge de 15 ans. Il obtient son CAP de mineur à 18 ans et commence à travailler à l’abattage du charbon.
Au cours de sa carrière, il occupe différents postes : montage, taille étançons, creusement de galeries, boutefeu… avant d’effectuer une formation en 1981 pour devenir agent de maîtrise. En 1989, à Wallers-Arenberg, la fosse où il est employé cesse son activité. N’ayant pas atteint l’âge de la retraite, il se voit proposer un poste de mineur en Lorraine, qu’il refuse. Michel se reconvertit alors dans le bâtiment. En 2001, il se retrouve au chômage et l’un de ses amis, guide au Centre Historique Minier, lui propose d’intégrer cette équipe pour partager ses connaissances et son expérience avec les visiteurs. Michel fera visiter les galeries pendant plusieurs années avant de prendre sa retraite en 2012. Deux ans plus tard, il est de retour au Centre où il partage avec les différents types de visiteurs : individuels, publics scolaires, adultes… son expérience de la mine lors des rencontres-témoignages.

L’objet fétiche de Michel : l’appareil Fenzy, un appareil respiratoire portatif qui lui rappelle son expérience de sauveteur-secouriste.
Son lieu préféré : la salle des pendus, qui est impressionnante par sa taille. Michel connaissait déjà la salle des pendus avant même de commencer à travailler à la mine, puisqu’enfant, habitant le coron, il venait parfois s’y laver.

Alix – chargée des réservations et séminaires :
Guide conférencière de formation, Alix a effectué deux saisons touristiques comme médiatrice culturelle avant d’intégrer le service des réservations en septembre 2013, où elle occupe aujourd’hui le poste de chargée des réservations et des séminaires. Chaque jour au contact des prescripteurs de groupes, que ce soit par mail, par téléphone ou en direct, Alix accompagne les enseignants, les professionnels du tourisme ou encore les responsables d’associations dans la préparation et l’organisation de leur visite du Centre. Répondre aux questions de ses interlocuteurs, établir des devis pour les prestations proposées, prévoir un médiateur culturel pour la visite guidée des galeries mais aussi réserver les repas au restaurant Le Briquet… sont autant de tâches qu’Alix accomplit quotidiennement. En tant que chargée de l’organisation des séminaires, elle est amenée à travailler régulièrement avec plusieurs services du musée : les services techniques pour le matériel, le restaurant pour les prestations de bouche… et bien sûr les services de médiation et d’accueil.

L’objet fétiche d’Alix : la machine d’extraction, pour son côté imposant et parce qu’il symbolise le passé industriel du site minier.
Son lieu préféré : la vue sur les chevalements du Centre Historique Minier depuis la campagne environnante.

Marie – médiatrice culturelle :
En poste depuis deux ans au service de médiation culturelle du musée, Marie évoque son parcours et son arrivée au Centre. Chaque jour au contact des visiteurs, elle les emmène découvrir les galeries. Son rôle est de faire le lien entre l’objet et son histoire et d’éveiller la curiosité du public. Marie participe également à l’élaboration des ateliers destinés au jeune public et aux familles mais aussi à la gestion des collections héritées des Houillères enrichies régulièrement par les acquisitions du musée et les dons de particuliers. Qu’ils soient techniques, géologiques, ethnologiques ou encore iconographiques, tous ces objets et documents d’archives ont pour vocation d’illustrer la richesse et la diversité de la culture minière sur les trois siècles d’exploitation du charbon.

L’objet fétiche de Marie : une affiche de sécurité des Houillères qui met en garde contre les risques d’électrocution dans les galeries. Traduite en langue arabe, cette affiche permet à Marie d’évoquer au cours de sa visite les différentes vagues d’immigration qui ont eu lieu dans le bassin minier.
Ses lieux préférés : la passerelle du personnel et la salle d’exposition La vie dans la cité minière qui présente les différents aspects de la culture minière comme la place des femmes dans les cités minières ou encore les vacances des mineurs à la Napoule.